Ensemble vers la santé de demain

Ensemble vers la santé de demain

A l’occasion du Forum participatif organisé à Bayonne, nous avons rencontré Emeline, nouvellement installée comme naturopathe à Bayonne.

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Emeline, je suis naturopathe, et je viens d’arriver ici au Pays Basque depuis le mois de décembre et j’ai décidé de créer l’association qui s’appelle Vers la santé de demain.

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J’avais un certain nombre de valeurs que je souhaitais partager avec le maximum de personnes, donc l’association me semblait être un bon moyen pour véhiculer l’ensemble de ses valeurs.

Peux-tu nous parler des activités de ton association ?

L’objectif de l’association c’est de véhiculer des valeurs. La première, c’est de montrer aux gens l’importance d’être acteur et responsable de sa santé.

Parce qu’aujourd’hui, on est assez déresponsabilisé face à sa propre santé. On a un maux de tête, on a des problèmes digestifs, on va prendre le médicament contre tel ou tel problème, mais on ne va forcément savoir la cause ou l’origine des douleurs et par conséquent, le problème réel de santé ne sera pas réglé.

lalettredejuinL’objectif est donc de montrer l’importance de l’hygiène de vie dans le maintien de cette santé durable. L’hygiène de vie est adaptée à qui on est, qu’on soit sportif, femme enceinte, enfant ou une personne ménopausée par exemple, on a tous des besoins différents d’ou l’importance d’adopter une hygiène de vie qui soit en adéquation avec son mode de vie et à ses besoins.

ça c’est la première grande valeur, et donc, pour se faire, je créé des petits bulletins d’informations, que je mets à disposition gratuitement à la boutique Bio La Chayotte, rue d’Espagne à Bayonne. C’est sur les thèmes de l’alimentation, de la santé, l’équilibre psycho-émotionnel, et aussi tout ce qui traite à la protection de l’environnement. Et enfin, j’anime mensuellement des ateliers et cela se passe à la boutique bio La Chayotte également. Toujours sur les mêmes thèmes, l’hygiène de vie et la protection de l’environnement.

Parce que la protection de l’environnement, c’est la seconde valeur de l’association, c’est à dire montrer aux gens l’importance de prendre soin de la planète, car on pense aujourd’hui que la santé c’est quelque chose d’individuel, et au contraire, je voudrai faire passer le message, que c’est plutôt quelque chose de collectif, dans le sens où si on mange des produits transformés industrialisés, c’est donc des produits qui sont morts, parce que nutritionnellement, ils n’ont rien d’intéressant pour le corps, parce qu’ils sont issus d’une agriculture intensive, où les sols sont déjà morts, carencés. Donc, du coup, le corps va finir par être carencé lui même parce qu’il n’aura pas les nutriments dont il a besoin pour fonctionner et au bout d’un certains temps, variable en fonction de l’individu, les pathologies vont se créer.

Privilégier l’agriculture le plus possible une agriculture biologique ou les producteurs qui font attention à ce qu’ils mettent dans leur sol, pas de pesticide, d’insecticide, d’OGM, etc. et donc, les aliments contiennent tous les nutriments dont on a besoin et qui vont permettre au corps de fonctionner. C’est aussi favoriser au maximum les produits locaux et par conséquent, on favorise une économie locale, on crée de l’emploi, et éviter autant que possible d’aller acheter des produits à l’autre bout de la planète si on les a ici afin de réduire les rejets de gaz à effet de serre, parce qu’effectivement cela conduit au changement climatique.

Donc, voilà, c’est cet ensemble de valeurs à la fois individuelle sur sa santé par rapport à son mode de vie, mais aussi, collective dans le sens où c’est aussi important pour la planète.

Sous quel statut exerces-tu ton activité ?

Ensemble vers la santé de demain est une association Loi 1901. On peut devenir membre de l’association. La cotisation est fixée à 10 euros pour l’année.

Avec l’adhésion, on a un tarif préférentiel pour la participation aux ateliers, et enfin, le fait d’être naturopathe, pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans leur hygiène de vie, cela me permet de donner des prestations de conseils individualisées, et là aussi à des tarifs préférentiels pour les adhérents de l’association.

 Pourquoi t'être installée ici, au pays basque ?

Parce que par rapport aux valeurs de l’association, cela me semblait important de l’adapter d’abord à moi même, c’est à dire mon hygiène de vie, éviter le moins possible la pollution, être au vert, avoir un environnement plus sain en tout cas, et donc je souhaitais appliquer ces valeurs sur moi même, pour pouvoir après mieux en parler et donc du coup, c’est la principale motivation qui m’a fait quitter la région parisienne.

Le pays basque avec le patrimoine culturel, cette histoire, cet attachement à la terre qui m’a attiré et m’a amené ici.

Existe t’il un label ou un agrément pour la profession ?

En France, c’est une école privée qui enseigne la naturopathie. J’ai suivi l’école de Daniel Kieffer qui s’appelle le CENATHO.

Qu’est ce qui t’a amené à faire ce métier ? Quels conseils pratiques donnerais-tu à ceux qui voudraient faire de la naturopathie ?

Surtout si c’est ça que vous aimez, faites le. A la sortie de la Fac, j’ai obtenu une licence de psychologie, et je me suis demandé si je voulais continuer pour devenir psychologue et avoir un métier, diplômé d’Etat, plus sûr, ou sinon, j’avais aussi la possibilité d’écouter mon coeur, et faire de la naturopathie ce qui me correspondait plus.

Et effectivement, j’ai fait le choix du coeur, parce que je me suis dis “je préfère me lever le matin contente d’aller travailler, en me disant je vais faire ce que j’aime, quitte à ce que ça soit plus difficile, mais au moins je ferai ce que j’aime et je me donnerai les moyens d’y arriver plutôt que de me lever tous les jours pendant X années et faire la tête en allant au boulot”. C’est le cas malheureusement de beaucoup de personnes aujourd’hui.

Et j’ai fait ce choix, c’est le seul conseil que je peux donner, c’est de faire ce qu’on aime, et si c’est la naturopathie ou dans ce domaine là, c’est de ne pas avoir peur de se lancer. Je sais que ce n’est pas très sécurisant, c’est un choix, moi, je ne le regrette pas du tout aujourd’hui.

Comment as tu entendu parler de Lekuko ?

Tout simplement via Facebook, comme là, je suis arrivé très récemment, je souhaitais rencontrer des personnes qui sont dans les mêmes démarches que moi, et c’est comme ça que je suis tombé sur Lekuko, et aussi d’autres associations et organismes.

Pourquoi communiquer sur Lekuko te paraît important ? Qu’est ce que cela t’apporte ?

Oui, nous allons tous dans la même direction de quelque chose de plus durable, écologique, économique, pour travailler dans le même sens. Fonctionner ensemble avec des organismes qui voient les choses de la même façon, c’est être plus fort, plus nombreux, et comme on dit, on en est plus fort ensemble.

Que souhaites-tu dire aux lecteurs de Lekuko ?

Toutes mes coordonnées sont également sur ma page facebook et on peut m’envoyer un mail. S’ils sont sensibles à mes propos, qu’ils n’hésitent pas à venir me rencontrer, tous les mardis de 11h à 13h, je suis à la boutique bio de La Chayotte, et je suis là pour échanger, pour répondre aux questions, pour essayer de sensibiliser, pour faire connaître, faire parler de ce nouveau mouvement du changement de mode de vie. Si vous êtes sensibles à tout ça, ça me ferait plaisir de vous rencontrer et de partager.

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